Le dernier film que j'ai vu (ouvert à tous) !

C'est ici que l'on poste tout et n'importe quoi et surtout ce qui ne concerne pas la photo ou le site PP.com, c'est un peu le café du coin, musique, bons plans, trucs hallucinants... c'est ici !
Avatar de l’utilisateur
consommable
Polaroid 20x24
Messages : 13472
Inscription : mer. 24 mars 2010 / 18:37 pm
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar consommable » mar. 23 janvier 2018 / 09:26 am

Montagne, donc Belle et Sébastien, le premier hier, le second ce matin pour être à jour des révisions.

C'est que le troisième sort demain au cinéma de Valloire, séance à 17h, retour en ski-bus et le souper.
Faire avec légèreté les choses sérieuses et avec sérieux les choses légères.
La taquinerie est la méchanceté des bons
https://www.polaroid.com/history

Avatar de l’utilisateur
facono
Polaroid 20x24
Messages : 11319
Inscription : sam. 29 août 2009 / 20:19 pm
Localisation : Paris
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar facono » mar. 23 janvier 2018 / 23:27 pm

DocteurQui a écrit :Laissez Bronzer les Cadavres j'ai a-do-ré ! Il est certes moins bon que L'Etrange Couleur des Larmes de Ton Corps et Amer, mais bordel le cinéma français s'enlise tellement et manque tellement d'originalité (je trouve) que ça fait du bien de voir de tels films sur nos écrans... Qu'on accroche ou pas, au moins ça à le mérite d'exister :wink:

D'exister? Ça c'est sûr, je ne vais pas leur reprocher mais que Hélène Cattet et Bruno Forzani travaillent et produisent en Belgique doit leur offrir un degré de liberté supplémentaire. Des films originaux, il y en a en France et dans les salles mais ils ne bénéficient pas de la publicité ni des culs de bus à-l-c genre: La Claque par Le St-Dizier Libéré ou: Un grand film jubilatoire et crépusculaire! par le Milwaukee Herald, que bien sûr tout le monde lit ici ou alors: Par le producteur de La Mouche qui Pète 3.
hihi hihi
Tarde venientibus ossa.

Avatar de l’utilisateur
facono
Polaroid 20x24
Messages : 11319
Inscription : sam. 29 août 2009 / 20:19 pm
Localisation : Paris
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar facono » mar. 23 janvier 2018 / 23:29 pm

consommable a écrit :Montagne, donc Belle et Sébastien, le premier hier, le second ce matin pour être à jour des révisions.

C'est que le troisième sort demain au cinéma de Valloire, séance à 17h, retour en ski-bus et le souper.


C'est bien c'est bien. Cet été vous reverrez tout Camping. Ça sent déjà le goût de l'aventure.
Tarde venientibus ossa.

Avatar de l’utilisateur
facono
Polaroid 20x24
Messages : 11319
Inscription : sam. 29 août 2009 / 20:19 pm
Localisation : Paris
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar facono » mer. 24 janvier 2018 / 00:45 am

Bon sinon, j'avais promis hier. Voici donc ce qui m'a plu au cinoche ce mois-ci (qui n'est pas fini)

Je laisse tomber Downsising, les trois premiers quarts-d'heure sont sympas — je suis généreux et je compte large — mais ensuite c'est naze, chiant et la "musique" est épouvantable. Rien n'est fait avec le scénario qui partait d'une très bonne idée. En cette époque où les relents nauséabonds du néo-malthusianisme ressortent des calbutes des néolibéraux, c'est dommage. À ne pas voir.
Pour bien démarrer l'année, quoi de mieux que de bons vieux classiques réédités dans d'excellentes versions restaurées sur des copies numériques impeccables. j'ai l'impression de voir les films tels que l'ont vu les premiers spectateurs à leur sortie sur un bel et large écran, sans rayures ni hachures ou points blancs. Or donc:
The day The Hearth Stood Still, Le Jour où la Terre s'arrêta de Robert Wise, 1951. Le prototype du film de SF américain des années 50 avec un cadre et une lumière impeccable. Effets spéciaux peu nombreux mais de bon aloi. Quant à la musique de Bernard Herrmann, superbe, elle porte littéralement le film. Au Grand Action 75005.
Underworld USA, Les Bas-fonds New-yorkais de Samuel Fuller, 1961. Un film que je ne connaissais pas. Les 15 premières minutes au style retrouvé de l'expressionnisme du film noir des années 40, comme The Killers de Robert Siodmak, sont à couper le souffle. Le scénario de samuel Fuller tient la route jusqu'au bout dans sa critique d'une société inégalitaire à travers des personnages qui sont pourtant des stéréotypes du genre. Un grand film noir!
Seule sur la Plage la Nuit de Hong Sang-Soo, 2017. Comment d'espaces où il ne se passe carrément rien, à part beaucoup picoler, le réalisateur coréen arrive à extirper tant de charme et d'adhésion à des personnages que l'on perd, retrouve ou découvre dans un récit jamais linéaire, c'est un miracle à chaque fois. Kim Min-Hee, son actrice fétiche — et sa compagne puisque le film évoque clairement le scandale de leur liaison — est à se damner de beauté.
The Killing, l'Ultime Razzia de Stanley Kubrick, 1956. Un chef-d'œuvre, un standard. La tension existe dès la première image et ne nous quittera qu'à la dernière. J'avais découvert ce film il y a 40 ans au Cinéclub de la fac où j'étais à Amiens et le revoir dans de très belles conditions est un pur plaisir. Et puis Sterling hayden, j'adore! Elisha Cook Jr, l'un des meilleurs acteurs américains de second rôle dans le personnage du perpétuel looser est juste génial.
Belinda de Marie Dumora 2018. Film documentaire tourné en Alsace avec Belinda Baudein et sa famille (assez) rétrécie. Belinda tente de mener sa barque dans un périmètre restreint, très restreint et la réalisatrice qui l'a suivie pendant 15 ans filme sa vie avec la distance la plus juste possible. Cette distance qui est la marque des grands documentaristes.
The Last Family de Jan P. Matuszynski, Pologne. Ha... le cinéma polonais a su nous proposer les films parmi les plus étranges. Celui-ci n'échappera pas à la règle. Une famille où le père, artiste peintre surréaliste fantastique (genre couvertures des vieilles éditions chez Néo), féru de toutes les nouvelles techniques de l'image qu'il peut s'offrir vit avec son fils psychotique, sa femme et les deux grands-mères dans un immeuble immonde. Ce groupe nodal complétement centré sur lui-même, presque autiste, se construira en auto-fiction enivrante et têtue. Un sujet passionnant servi par une mise en scène de très grande rigueur et dans une photographie qui égaye les décors les plus sordides et les couleurs les plus tristes. Un très beau premier film dans lequel le réalisateur nos offrira avec malice, dans ce film qui se déroule quasiment enfermé dans deux appartements, une scène de catastrophe en extérieur vraiment inattendue et remarquable. À voir absolument.
3 Billboards de Martin McDonagh. Avec Frances McDormand dont tout le monde vente la prestation — excellente au demeurant — mais on sent quand même que rien n'a été laissé au hasard par la production pour la propulser vers les honneurs des grandes célébrations hollywoodiennes et autres. Le réalisateur anglais, très amateur de théâtre et de Shakespeare, et des bons dialogues bien ciselés et tranchants (à la Audiard chez nous) prend un malin plaisir à nous livrer des personnages moins attendus que prévu. Il était pourtant venu avec ses clichés européens chez les rednecks et les flics américains. Je ne lui donnerai pas forcément tord; nous avons tous suivi les journaux à propos des grandes émeutes de ces dernières années après de grosse bavures racistes policières mais dommage, il n'a pas encore le génie de Jim Thompson dans Pottsville, 1280 habitants. (j'en recommande d'ailleurs la lecture dans la réédition très récente et intégrale retraduite par Jean-Paul Gratias chez Rivages/Noir: un chef-d'œuvre du roman noir américain). Malgré un joli twist en milieu de film et qui le relance assez bien, ce film bien photographié est un peu trop linéaire. Cependant, ce serait dommage de ne pas le voir, 3 Billboards offre une fin franchement intéressante.
Burn After Reading des frères Coen, 2008. Je ne l'avais jamais vu en salle et cela m'avait presque ennuyé en DVD. Mais voilà, l'opportunité de le voir en salle s'offrait hier à l'occasion d'un petit hommage, un mini-festival, consacré à Frances McDormand justement à travers quelques films remarquables qi bornent sa carrière. Ben j'ai pas boudé mon plaisir, cette comédie féroce est bien enlevée et tous les acteurs jouent à fond cette corde de la conspiration et de la bêtise. Brad Pitt est y génial, si si! Quant à J.K. Simmons il est irrésistible en chef de la CIA.
Et puis c'était l'occase de réécouter en générique de fin ce vieux standard du psyché-rock protestataire des années 60 (revisité ici par leurs auteurs dans les années 80), voici donc en cadeau The Fugs, CIA man:



Bonne nuit et à bientôt!
Tarde venientibus ossa.

Avatar de l’utilisateur
DocteurQui
Polaroid 95A
Messages : 963
Inscription : sam. 20 février 2016 / 20:09 pm
Localisation : T.A.R.D.I.S
Flickr : docteurki
Contact :
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar DocteurQui » mer. 24 janvier 2018 / 07:20 am

facono a écrit :Des films originaux, il y en a en France et dans les salles

J'imagine que c'est affaire de gouts... Je ne trouve pas qu'il y en ait tant que ça, voire qu'il y en ait tout court, mais si tu as quelques exemples, je pourrais me faire une idée de ce que tu trouves original :wink:
Image
Polaroid : SX-70 Alpha 1 - SX-70 Polasonic AutoFocus Model 2 - SLR680 - Image System - Sun 650 - SpiceCam - EE100 - Big Shot - 320 - 350
Instax : Mini 90 Neo Classic - Wide 300

Avatar de l’utilisateur
consommable
Polaroid 20x24
Messages : 13472
Inscription : mer. 24 mars 2010 / 18:37 pm
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar consommable » jeu. 25 janvier 2018 / 08:51 am

Hors donc, Belle et Sébastien 3, "le dernier chapitre", en avant-première, auprès des sculptures sur neige.

Il y avait du monde pour voir Clovis ne pas se donner le beau rôle, tandis que Tcheky restera le César de cette trilogie.

Un bien beau film pour une belle histoire bienveillante.
Faire avec légèreté les choses sérieuses et avec sérieux les choses légères.
La taquinerie est la méchanceté des bons
https://www.polaroid.com/history

Avatar de l’utilisateur
Fabior
Polaroid SX-70
Messages : 520
Inscription : mer. 02 avril 2014 / 12:38 pm
Localisation : Charenton le Pont
Voir la galerie photo de ce membre

Cinéma d'Asie

Messagepar Fabior » jeu. 25 janvier 2018 / 09:10 am

Gozu de Takashi Miike Le film le plus barré mais o combien ludique, imaginatif et fantastique d'un réalisateur des plus barré et imaginatif.

Avatar de l’utilisateur
Kyioaki
Polaroid Pronto! SM
Messages : 2303
Inscription : mer. 09 mars 2011 / 15:03 pm
Localisation : Lille
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar Kyioaki » dim. 28 janvier 2018 / 11:13 am

J'ai regardé hier soir en replay sur Arte le premier volet du dernier documentaire de Claude Lanzmann Les quatre soeurs (ils sont visibles sur le site jusqu'au 22/03).

On croit toujours tout savoir sur l'extermination des Juifs d'Europe mais au final on ne sait rien. Donc, ce premier volet est le récit de Ruth passée par le ghetto de Theresienstadt, le camps d'Auschwitz puis celui de Ravensbrück pour revenir enfin à Auschwitz où elle croisera la route de Mengele. Inutile de vous dire à quel point c'est bouleversant (et parfois difficilement supportable). Et de manière sous-jacente (quoique très explicite à la toute fin de ce témoignage), la réponse à la question Pourquoi Israël ?

Désolé de ne pouvoir en parler mieux. Regardez, c'est essentiel.

Avatar de l’utilisateur
consommable
Polaroid 20x24
Messages : 13472
Inscription : mer. 24 mars 2010 / 18:37 pm
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar consommable » lun. 29 janvier 2018 / 20:05 pm

C'est bien c'est bien. Cet été vous reverrez tout Camping. Ça sent déjà le goût de l'aventure.

Nul besoin d'attendre l'été, il y a le retour de Camping Paradis ce soir sur TF1.
Faire avec légèreté les choses sérieuses et avec sérieux les choses légères.
La taquinerie est la méchanceté des bons
https://www.polaroid.com/history

Avatar de l’utilisateur
facono
Polaroid 20x24
Messages : 11319
Inscription : sam. 29 août 2009 / 20:19 pm
Localisation : Paris
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar facono » lun. 29 janvier 2018 / 20:52 pm

consommable a écrit :
C'est bien c'est bien. Cet été vous reverrez tout Camping. Ça sent déjà le goût de l'aventure.

Nul besoin d'attendre l'été, il y a le retour de Camping Paradis ce soir sur TF1.


Le relou bionique, le bof deux-point-zéro, ils vous ont branché directement Télé-AZ-avec-toutes-les-chaines-du-câble directement dans la cervelle! :roll:
Tarde venientibus ossa.

Avatar de l’utilisateur
sarto
Polaroi.
Messages : 217
Inscription : mar. 08 novembre 2011 / 18:13 pm
Localisation : A gche en sortant de l'ascenseur
Contact :

Messagepar sarto » ven. 02 février 2018 / 14:03 pm

3 Billboards , Olivier a tout dit.
Sparring, les critiques positives m'ont poussé à découvrir ce film. Les scènes sont filmées avec justesse. Bonne surprise pour moi donc.
Claustrophobia is the fear of closed spaces. For example: I am going to the liquor store and I'm scared that it's closed.

Avatar de l’utilisateur
Fabior
Polaroid SX-70
Messages : 520
Inscription : mer. 02 avril 2014 / 12:38 pm
Localisation : Charenton le Pont
Voir la galerie photo de ce membre

C'est du cinéma Coréen

Messagepar Fabior » ven. 09 février 2018 / 09:59 am

Seule sur la plage la nuit de Hong Sang-soo L'interrogation est dans le film même, mais qui est donc ce poète. Mais il est plus que cela, il est celui qui capte le ressenti coréen.

Avatar de l’utilisateur
facono
Polaroid 20x24
Messages : 11319
Inscription : sam. 29 août 2009 / 20:19 pm
Localisation : Paris
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar facono » lun. 19 février 2018 / 18:54 pm

Et bien, c'est que le temps (frais, très frais!) file vite et malgré l'irrésistible envie de rester bien au chaud chez soi, le besoin d'entrer dans une salle de cinéma reste le plus fort! Bref, mes dernières sorties:
Pentagon Papers de Steven Spielberg, se regarde gentiment avec le plaisir de l'amateur des belles locomotives d'époque aux bielles bien astiquées et bien huilées. Spielberg sait faire efficace d'autant qu'il a su renouveler, si ce n'est inventer, quelques figures de style au cinéma sans malheureusement éviter de grosses roublardises qui assombrissent un peu le plaisir du cinéphile. Ce plaisir qui sera à trouver dans quelques scènes miroir à l'action principale et dans une certaine émancipation féminine en creux du scénario.
Adua et ses Compagnes de Antonio Pietrangeli, Italie, 1960. Quelle excellente idée que de restaurer et ressortir ce film dont je n'avais jamais entendu parler. Un bijou d'humour noir et de réalisation. la caméra tantôt languide tantôt colérique et révoltée dessine de vraies images de cinéma — superbe mise en scène! — dans cette histoire sociale de l'émancipation de quatre femmes issues de la prostitution dont le claque a fermé. Bon, au début, je me suis dit: voir Simone Signoret et Emmanuelle Riva s'invectiver doublées en italien, ça va pas l'faire. Mais si, ça fonctionne très bien et quel plaisir que ce quatuor d'actrices tourbillonnantes confrontées aux préjugés sur leur métier et à la veulerie des hommes: le jeune Marcelle Mastroianni est parfait et déjà si doué pour ce type drôle. Une découverte à ne pas louper (bientôt chez Carlotta)
Le Ciel peut attendre de Ernst Lubitsch, 1943. À nouveau une belle restauration vers le numérique de ce film au Technicolor flamboyant et d'une richesse de tons splendide, sous la surveillance à l'époque de sa consultante couleur Natalie Kalmus. Gene Tierney est émouvante de beauté quel que soit son âge dans le film et leurs répliques avec Don Ameche sont ciselées avec rythme et justesse. Une belle histoire d'amour loin du mélo et qui m'aura bien tirés une larme!
Gaspard va au Mariage de Antony Cordier, France 2018. Je ne connais pas les deux précédents films de ce monsieur mais je vais aller les chercher à la dévédéthèque munie d'ses poils car voilà enfin une vraie comédie familiale d'excellente facture! Le genre comédie familiale (dans une belle maison de province, et cetera, et cetera) est le vrai cancer du cinéma français, le lieu de toutes les daubes, alors quel bonheur de découvrir ce travail attentionné à l'image, aux dialogues, au découpage — jamais une scène appuyée, trop longue. Jamais le décor pourtant très signifiant n'appuie inutilement la métaphore — dans des scènes tout à fait inattendues, incongrues où l'humour et aussi l’inquiétude sont parfaitement pesés. Le film français du moment, courez-y (sans vos gosses trop jeunes)
Je retourne aux classiques et à la découverte: Un Enfant attend de John Cassavetes, 1963. Il ne nous reste évidemment de cette œuvre de Cassavetes que la version montée par le producteur Stanley Kramer contre le souhait que le réalisateur voulait faire de son récit, ce qui signa encore une fois le perpétuel désaccord de Cassavetes avec le système des studios. Cependant le film ne manque pas d'atouts et de charme grâce à une distribution brillante. Un an après Lonely are the Brave de David Miller, Gena Rowlands y est superbe, mère dépressive au teint marmoréen et détruite par son divorce d'avoir enfanté un enfant attardé. Le gamin apporte une véracité étonnante à ce film rare à découvrir dans la filmographie de ce génial cinéaste.

Image

Les années 80 dans ce qu'elles ont de meilleur, hormis la chanson du générique de fin :mrgreen: : Big Trouble in Little China, Les Aventures de Jack Burton dans les Griffes du Mandarin (c'est plus long) de john Carpenter, 1986. Ben sincèrement, j'ai beaucoup rigolé à cette comédie fantastique (en version restaurée) qui épingle les grands succès du cinéma de l'époque: les films de Kung fu, les Spielbergueries de l'arche Perdue et autres Poursuite du Diamant vert. Mise en scène inventive et nerveuse dans des décors impeccables et barocco-sino-américains. Un bon moment pour retrouver des maquillages et des coiffures oubliés désormais.
Dans le cadre du cycle Présences Extraterrestres de films proposés tout au long de l'année universitaire au Grand Action, Paris 5ème, par le projet Paris Sciences et lettres — Origines Et Conditions de l'Apparition de la Vie monté par un groupe de chercheurs du CNRS dont Roland Lehoucq, astrophysicien, je suis allé découvrir un film de Guillermo Del Toro: Pacific Rim, 2013. Sans éluder la discussion scientifique intéressante et le court débat qui suivit la projection, autant vous dire que j'ai trouvé ce film très mauvais. Musique horrible, images de synthèse numérique trop confuses, scénario d'une rare indigence où tous les personnages, primaires, schématiques sont prévisibles dans cette historiette engluée, comme trop de ces films de sous-genre — le combat de l'homme contre la bête à l'anthropomorphisme maximisé —, dans la mièvrerie romanesque et un patriotisme de mauvais goût (peut-il en exister de bon, autre débat) Une pure daube commerciale pour enfants de moins de 8 ans (pas de soucis de "violence": le sang des créatures est bleu fluo, ce qui autorise tout)

Le film de Del Toro, The Shape of Water qui sort mercredi sur nos écrans a vraiment intérêt à être d'un autre tonneau, sinon, ce sera sans moi!

À plus tard sur vos écrans!
Tarde venientibus ossa.

Avatar de l’utilisateur
Fabior
Polaroid SX-70
Messages : 520
Inscription : mer. 02 avril 2014 / 12:38 pm
Localisation : Charenton le Pont
Voir la galerie photo de ce membre

Cinéma

Messagepar Fabior » jeu. 08 mars 2018 / 15:49 pm

La Juste route de Ferenc Török Ils ne sont que deux, survivants de la multitude qui fût spoliée et ils suffiront à ébranler le grand nombre qui les a dénoncé
Dernière édition par Fabior le lun. 12 mars 2018 / 09:52 am, édité 1 fois.

Avatar de l’utilisateur
consommable
Polaroid 20x24
Messages : 13472
Inscription : mer. 24 mars 2010 / 18:37 pm
Voir la galerie photo de ce membre

Messagepar consommable » ven. 09 mars 2018 / 06:59 am

Seven sisters en rentrant du boulot, avec un plateau télé-vidéo constitué d'une barquette chauffée au micro-ondes, un verre de coca, le bon, pas le rouge et une danette vanille.

Ce titre "français", à peine moins pire que le québécois francisé Sept sœurs, plutôt que le très "Bradbury" What Happened to Monday, a son laconisme comme seule qualité.

L'essentiel étant le film, Noomi Rapace, tout à fait égale à elle-même, excellente à mon gré, y est démultipliée à l'instar de la population, c'est le postulat de départ du scénario.

Lequel m'a embarqué dans une histoire captivante, une réalité pas si éloignée en fait, pour un plaisant film d'anticipation qui mérite ses deux heures dans le canapé avec les chattes.
Faire avec légèreté les choses sérieuses et avec sérieux les choses légères.
La taquinerie est la méchanceté des bons
https://www.polaroid.com/history


Revenir vers « La boîte à blabla »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 2 invités